Élevage Durable en Afrique de l’Ouest

L’élevage en Afrique subsaharienne c’est de la volaille et des petits ruminants élevés par les agriculteurs, la plupart du temps laissés libres autour des concessions. C’est aussi les grands troupeaux transhumants de bœufs, de chèvres et de moutons qui circulent sur des centaines de kilomètres avec leurs pasteurs entre les zones arides du Sahel et les régions plus humides du Sud en fonctions des saisons et des pluies.
Plus récemment apparaissent les agriculteurs-éleveurs, des agriculteurs qui pratiquent l’embouche ou des agriculteurs qui se constituent des troupeaux de bœufs et qui sont sédentaires.

Les effectifs du cheptel de la CEDEAO sont estimés à 256,9 millions de têtes en 2009 : 60 millions de bovins, 80 millions d’ovins et plus de 110 millions de caprins.
Selon les pays, le Nigeria possède les 41,8%, le Niger 14,2%, le Mali 12,7% et le Burkina 11,9%.

L’élevage durable est le grand défi de faire coexister cet élevage avec l’agriculture dans un contexte où les espaces libres se raréfient du fait de l’extension continue des surfaces cultivées, de grands aménagements hydro-agricoles, de la multiplication des zones de mines et d’orpaillage, de l’extension rapide des villes sur les campagnes, du changement climatique qui réduit significativement la durée de la saison des pluies, de la pression démographique.

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Soins des animaux
Des techniques simples pour améliorer leur alimentation, des plantes pour les soigner…
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Le Pastoralisme transhumant
L’élevage fait vivre plus de 20 millions de personnes dont 75 % transhument chaque année à la recherche de pâturages et d’eau pour leurs troupeaux. Les dérèglements climatiques, la montée de l’insécurité et la croissance démographique créent des tensions autour du partage de ressources naturelles de plus en plus rares. Longtemps ignorée par les politiques son importance commence petit à petit à être pris en compte.
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Le lait local en Afrique de l’Ouest
La concurrence déloyale du lait en poudre dégraissé et ré-engraissé à l’huile végétale notamment l’huile de palme provenant de la surproduction de lait Européen vendu très peu cher déstructure et affaiblie les filières lait local et fragilise ainsi les moyens d’existence de plusieurs milliers de productrices et producteurs en Afrique qui n’arrivent plus à vivre dignement de leur activité.
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