Connaître le Burkina

L’or au Burkina Faso

Depuis 2009,  le Burkina vit une véritable ruée vers l’or. Au cours du premier trimestre 2022, l‘Or reste le principal produit exporté et représente 67,1% des exportations en valeur. Le coton qui représente 17,2% des recettes d’exportations est le second produit le plus exporté.
Les sites industriels étaient exploités par des sociétés étrangères. Mais depuis quelques années le pays cherche à reprendre en main les revenus qui lui échappaient presque totalement. Le Burkina Faso a mis en place un nouveau code minier. Il  a ouvert sa première raffinerie d’or en 2024 « MARENA RAFFINOR – BF SA » après avoir nationalisé l’exploitation aurifère et établi une unité de production locale.

Et à côté des sites industriels, les sites d’orpaillage artisanaux sauvages se démultiplient attirant adultes, jeunes, enfants, familles par milliers. Ils y travaillent dans des conditions effroyables. Dans le cadre du nouveau code minier, le Burkina Faso a adopté en 2024 un décret portant organisation, encadrement et procédés de l’exploitation minière artisanale de l’or et des autres substances minérales.
Voir : Publication MINES ACTU Burkina : Encadrement : Mines artisanales

Un nouveau code minier
–  2024  –

Voir : La loi n°016-2024-ALT du 18 Juillet 2024 portant code minier du Burkina Faso
Dans la nouvelle loi. l’Etat a droit de préemption en matière de commercialisation de l’or et des autres substances minérales. L’article 237 stipule ainsi que l’État dispose d’un droit de préemption en matière de commercialisation de l’or et des autres substances minérales d’exploitation industrielle, semi-mécanisée et artisanale. Ce droit est exercé par le Trésor public ou l’organisme public d’achat et de vente d’or et des autres substances minérales.
Un article de l’ECONOMISTE DU FASO de 2024 nous permet de mieux comprendre les enjeux de ce nouveau code minier. Voir :
Nouveau Code minier : retour sur les actualités et innovations

Golden Hand SA. Burkina
Première usine de traitement des résidus miniers au Burkina – 2023

La première usine de traitement des résidus miniers des exploitations d’or, Golden Hand SA. Burkina, inaugurée par le Capitaine Ibrahim Trahoré en en janvier 2024 àOuagadougou (voir la vidéo)
Située à Kosodo elle est destinée à alimenter la réserve d’or nationale : le 10 décembre 2024, 44 lingots d’or, d’un poids total de 93,197 kg, ont été remis pour alimenter la réserve nationale.
Elle s’appuie sur une technologie entièrement développée par des ingénieurs burkinabè et emploie 124 agents dont 70 femmes
Les sociétés minières génèrent plusieurs tonnes de résidus. Jusqu’à présent, aucune entreprise spécialisée dans l’extraction des métaux précieux contenus dans ces résidus miniers n’existait sur le territoire national. Ils étaient alors exportés et traités hors du pays.
Adresse :
Zone Industrielle de Kossodo, Rue 25.197 BP 31, Dassasgho 12, Ouagadougou, Burkina Faso
Téléphone : (+226) 54 10 10 76

Voir 2 articles :
–   Burkina : La toute nouvelle société de traitement des résidus miniers emploie 124 agents /Par l’AIB (Agence d’information du Burkina), janvier 2024
–   Burkina Faso : La Première usine de traitement des résidus miniers alimente la réserve d’or nationale/Sidwaya, 10 décembre 2024

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Les principaux gisements, carte Jeune Afrique (2012)

Les principaux gisement (en 2012)

En 2012 six mines industrielles générant quelques 5 000 emplois directs (Mana, Youga, Kalsaka, Taparko, Belahouro et Essakane), deux semi-industrielles et plus de deux cents sites artisanaux sont en phase d’extraction. Et à cette date, quelques 605 permis de recherche avaient été délivrés à des sociétés canadiennes, australiennes, britanniques, sud-africaines… Il est à noter que toutes les exploitations industrielles sont exploitées par des entreprises étrangères profitant d’un code minier burkinabè bien avantageux : « Le gouvernement conserve un intérêt passif non-participatif de 10 % ainsi qu’une petite redevance nette de fonderie » présente l’Orezone, une Cie canadienne. La production burkinabè est en effet passée de 12,2 t en 2009 à 24 t en 2010 et 32,5 t en 2011, les prévisions pour 2012 oscillant entre 40 t et 42 t. Et les mines ont rapporté 125 milliards de F CFA à l’État burkinabè en taxes et impôts en 2011, pour un chiffre d’affaires global de 750 milliards de F CFA.
Ces informations et la carte sont tirées d’un article de Pascal Airault publié dans Jeune Afrique le 12/03/2012. Voir : Burkina Faso : la soif de l’or

L’orpaillage sauvage n’est pas le seul problème posé à la population burkinabè

Une étude de cas faite à Kalsaka par  Matthieu Thune en 2011 dans l’EchoGéo, l’amène à cette conclusion : L’implantation de l’entreprise minière bouleverse l’économie locale dans le sens d’une paupérisation et ne constitue pas une nouvelle opportunité économique pour les habitants du lieu.
Voir l’ensemble de l’étude : L’industrialisation de l’exploitation de l’or à Kalsaka, Burkina Faso : une chance pour une population rurale pauvre ? 

Localisation des industries extractives au Burkina Faso

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Les problèmes de l’orpaillage

L’orpaillage sauvage un mirage empoisonné pour les paysans pauvres
L’’UNICEF parlerait de 700 000 enfants de 5 à 18 ans travaillant dans quelques 700 sites artisanaux
Il se développe partout et attire des centaines de milliers de jeunes, adultes, enfants qui fuient la pauvreté endémique de la vie au village. Un grand espoir les habite mais ils ne réussissent qu’à peine à survivre et ce dans des conditions effroyables dont ils ne peuvent plus s’échapper.

Des organismes travaillent à sortir des enfants de cet enfer
–   
Le BIT/IPEC mines d’Afrique de l’Ouest (Bureau International du Travail concernant les enfants)
–   L’Agence nationale et de la promotion de l’emploi (ANPE) du Burkina Faso
–   L’AFDC (Association pour la facilitation du développement communautaire).
–   L’UNICEF
Cela consiste à la remise à l’école ou en apprentissage selon l’âge.

En 2012 une série de reportages vidéo rendent compte de ce phénomène
–   1 Reportage du BIT/IPEC mines d’Afrique de l’Ouest sur les conditions de travail d’orpaillage dans le Nord du Burkina et leur contribution à la prévention et à l’élimination du travail des enfants dans l’orpaillage en Afrique de l’Ouest ». Publié le 28 nov 2012.
–   et 2 reportages de Gabriel Kambou sur le site de Droit Libre TV nous montrent des cas d’enfants sur des sites d’orpaillage sauvage du Sud Ouest du Burkina et l’effort de l’AFDC  (l’Association pour la Facilitation du Développement Communautaire) pour drainer ces enfants vers des formations professionalisantes

Burkina Faso: Le travail des enfants dans les sites d’orpaillage

Dans l’univers des enfants orpailleurs

Du trou d’or à l’atelier de menuiserie

Dans l’univers des enfants orpailleurs
Publié le 5 mars 2012 par Droit Libre TV :
 Sié a perdu sa maman à l’âge de 7 mois. Son papa, il ne l’a jamais connu. Inscrit à l’école par sa grand- mère, Sié est à 14 ans le chef de famille. Quand il n’est pas à l’école, on le trouve au site d’orpaillage où il concasse des pierres. Sa survie passe par là. Nestor est aussi orphelin. Pour ses besoins vestimentaires, il vient de sauter dans cet univers où l’or brille mais brûle.
Du trou d’or à l’atelier de menuiserie
Publié le 5 mars 2012 par Droit Libre TV : C’est à l’âge de 11 ans que Koumbènibè fait ses premiers pas dans un site d’orpaillage. Travaux pénibles, faim, exposition aux stupéfiants. Son soleil sombrait jusqu’au jour où il est recueilli et envoyé en formation grâce à l’AFDC (l’Association pour la Facilitation du Développement Communautaire). Pour lui un nouveau soleil se lève.

Sortir les enfants des mines d’or au Burkina Faso
Un reportage de l’UNICEF, publiée le 10 sept. 2012. 700 000 enfants de 5 à 18 ans travailleraient dans 700 mines d’or au Burkina Faso… Victimes des pires formes de travail, exposés aux maladies et à des abus sexuels, travaillant 10h par jour, ces enfants sont en danger. L’UNICEF et ses partenaires agissent pour les protéger et faire respecter leurs droits, notamment celui d’aller à l’école. Explications en images avec la Représentante adjointe de l’UNICEF Burknia Faso.

Des articles de journaux burkinabè

Voir nos articles récents

–   « Faso mêbo » Bâtir la patrie
–   La Brigade civique “Laabal’’ au Burkina Faso
–   Gestion des Déchets Solides au Burkina Faso
Nos articles réactualisés en 2025 :
–   L’Or au Burkina Faso
–   Le Coton au Burkina Faso

et dans notre rubrique Entreprises novatrices et réhabilitées au Burkina Faso :
   – des entreprises de transformations agroalimentaires :
Huiles,
(SN CITEC  ,  SIATOL) ; Tomates (SOBTO et SOFATO) ; Lait local (FASO KOSAM) ; Céréales (UTRACER  ,  MTA) ; Sucre (SN SOCUCO) ; Anacarde (SN ANATRANS) ; Bière (SN BRAFASO)…
– et diverses telles que :
Détergent
(FASSI Flash Action) ; Aliments bétail (FASO GUULGO) ; Coton hydrophile (SOFACO-B) ; Pneus et caoutchouc (SAP Olympic)…

Et sur notre site BurkinaDoc de Mil’Ecole, les rubriques :

–    Elevage Durable au Burkina et en Afrique de l’Ouest
–   Techniques agroécologiques et ressources agricoles au Sahel
Rubrique qui recense les articles sur des Techniques agroécologiques et ressources agricoles,  expérimentées par des centres agroécologiques du Burkina Faso et la sous-région.

–  Documents en langues nationales Burkina Faso :
Manuels – Contes – Petits documentaires  en Moore et en Fulfulde

 Et d’autres acteurs agroécologistes en Afrique de l’Ouest

 Au Burkina Faso,
En particulier cet article qui rassemble la présentation de plus de 80 structures actives au Burkina avec localisation, contacts et liens :
–   Des structures agroécologiques au Burkina Faso

et au Bénin, au Mali, en Côte d’Ivoire, au Togo, au Niger, au Sénégal et au Ghana

La carte Google Maps

où sont localisés un certain nombre de structures agroécologiques et de développement innovant au Burkina et dans la Sous-région.
Lire la carte : Sur la carte,  choisir une icône. Vous trouverez notices avec contacts (quand nous les avons trouvés), liens, photos et parfois vidéos.

Août 2014 par Mil’Ecole – Revu en 2025