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Union nationale des Mini-laiteries et des Producteurs de Lait au Burkina

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L’initiative d’organiser la filière lait au BF dans le cadre d’une organisation faitière est née d’une impulsion donnée par l’ONG OXFAM et par le SEDELAN : l’objectif était clairement de s’organiser pour défendre le lait local face à la redoutable concurrence des laits en poudre importés.
Or ce lait en poudre dégraissé est ensuite sur place engraissé avec des huiles de palme souvent de mauvaise qualité, de plus – comme l’a noté une enquête récente diligentée par le Ministère nigérien de l’Agriculture – certains exportateurs margoulins ont aujourd’hui tendance à mélanger cette poudre de lait avec du papier déchiqueté !

Naissance et développement

En 2007, suite à une forte hausse du prix du lait en poudre importé, une Union Nationale des Mini Laiteries du Burkina a été créée par 23 mini laiteries venant de 18 localités différentes. Pour pouvoir en faire partie il fallait transformer le lait local (et pas la poudre de lait importée !) et se fournir auprès des petits éleveurs, notamment des peuls. En 2008 cette Union devenait l’Union nationale des mini laiteries et des producteurs de lait local dont la première Assemblée Générale (AG) s’est tenue à Ouagadougou le 28 août 2008.. Voir  les article du SEDELAN :
2007 – 17) Les petits éleveurs du Burkina s’unissent pour lancer la marque BurkinaLait !
L’Union qui va devenir l’UMPL /B l’année suivante
2008 – 296) Les mini laiteries du Burkina Faso renforcent leur organisation

L’organisation monte en puissance chaque année : de 22 au départ, elle regroupe désormais 80 mini-laiteries. Ce sont des unités qui sont soit communautaires, soit privées, la première condition non négociable pour intégrer l’Union étant la transformation exclusive du lait local.

Son président, Ibrahim Adama DIALLO, producteur-transformateur de lait depuis 1993, responsable de la mini-laiterie « KOSSAM YADEGA » à Ouahigouya est aussi vice-président d’IPROLAIT (Interprofession Laitière du Burkina). Yacouba BARRY est coordonnateur.

«En 2020, au Burkina Faso 1 million 300 000 litres de lait local ont été collectés et transformés par les laiteries membres de l’UMPL /B, pour un chiffre d’affaire de 927 millions de FCFA», a déclaré son président Ibrahim Adama Diallo à l’occasion des 72H LAIT LOCAL de 2021
Et les 80 mini-laiteries de lait local affiliées à L’UMPL/B, emploient 490 permanents et ont créé 1470 emplois indirects

Ses activités

L’organisation annuelle des 72H LAIT LOCAL à Ouagadougou
Institués depuis 2015, les 3 jours du 72H LAIT LOCAL se veulent un cadre de promotion du lait local et un plaidoyer pour des politiques favorables aux acteurs de la filière lait au Burkina :
Foire d’exposition ventes et dégustation du lait et produits laitiers   –   Atelier de concertation et de partage d’expérience entre acteurs et partenaires  –  Construction des messages de plaidoyer  –   Rencontres d’échange avec les partenaires et avec les autorités –   Interview avec les médias – –   Campagne publicitaire
Voir notre article : Défendre le lait local : des campagnes pour sensibiliser et pour comprendre
Et aussi, Le compte rendu du 72H LAIT LOCAL 2020

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Le label « fairefaso – Lait équitable »
Un projet lait équitable baptisé « fairefaso » où le surcoût payé par le consommateur revient au producteur, et où la marque est détenue par les producteurs, comme c’est le cas avec fairebel et fairefrance.
Voir notre article : « fairefaso – Lait équitable » au Burkina Faso
et aussi La présentation de la marque Fairefaso par  Adama Ibrahim Diallo, président de l’UMPL-B

L’UMPL-B intervient dans le domaine du conseil technique 

–   Au niveau des producteurs de lait : développement de la culture de plantes fourragères résistantes à la sécheresse et amélioration génétique pour pouvoir augmenter la production de lait
Entre 2013 et 2016 avec ABADAS (Association Bretonne d’Aide Directe à l’Afrique Subsaharienne), ils ont réalisé un premier cycle de formation de 3 ans à la récolte des fourrages et à l’alimentation des vaches laitières qui a permis de toucher plus de 600 éleveurs.
Voir : ABADAS, nos liens avec l’Afrique
–   Au niveau des mini-laiteries, mise en place des normes de qualité pour chacun des membres de l’Union, diversifier la gamme de produits, améliorer l’emballage et le marketing.

L’UMPL-B et ses projets en partenariat

L’UMPL-B est impliquée dans la mise en œuvre de projets qu’ils élaborent avec différents partenaires
C’est le cas par exemple avec le PAM (Programme Alimentaire Mondial) qui depuis 2017, développe un programme pilote consistant à utiliser un lait UHT local dans les cantines scolaires  en soutenant la création de coopératives locales
Voir : Du yaourt frais pour les écoliers /article de Cartier Philanthropie

Dans le cadre du projet quinquennal DGD (Coopération belge « Direction générale pour le développement ») initié par Oxfam Burkina,l’ UMPL/B et l’APESS (Association pour la Promotion de l’Élevage au Sahel et en Savane) sont dans une synergie d’action
Programme de Développement économique des femmes rurales par un renforcement de leur pouvoir d’agir politiquement et économiquement dans la filière laitière locale et la gouvernance foncière. Cinq partenaires de Oxfam au Burkina sont impliqués dans la mise en œuvre du ce programme : outre l’UMPL-B et l’APESS, la CPF (Confédération Paysanne du Faso), de SEVE Africa (Soutenir l’émergence et la valorisation de l’économie locale en Afrique) et le GRAF (Groupe de Recherche et d’Action sur le Foncier)

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Avec l’AFDI (Auvergne et Normandie) l’Union a noué un partenariat depuis cinq ans pour encourager le développement de la production, professionnaliser la filière et promouvoir le lait local auprès des consommateurs et apporter un soutien financier pour sécuriser la chaîne du froid en aidant des mini-laiteries à acquérir l’autonomie énergétique grâce à un équipement photovoltaïque.
Voir : Développer le lait local au Burkina Faso

A travers le projet PAFAO dénommé, «Mini laiteries, innovation et stratégie 2022 », (conduit par ABADAS), l’UMPL/B avec le PASMEP outillent et équipent des mini laiteries pour renforcer leurs équipements et élargir la commercialisation de leurs produits .Dans la région du Centre-ouest, il s’agit de la laiterie Boulkiemdé lait et de la laiterie de Léo. Au Centre-sud, ce sont les laiteries de Mongalamdam, de Sondré Est et de Tambolo
Voir : Promotion du lait local : L’UMPL/B outille et équipe des mini laiteries à travers le projet PAFAO : Le Faso.net

L’UMPL-B une structure de plaidoyer

Elle fonctionne comme une structure de plaidoyer à la fois au niveau national avec la direction lait du tout nouveau ministère de l’Élevage (récemment découplé de celui de l’Agriculture), et au niveau international (auprès du Parlement européen).
Voir : Les acteurs veulent servir du lait local dans les cantines scolaires 

L’action « humanitaire » de l’UMPL-B

Elle agit aussi en apportant des aides aux laiteries membres issues des régions du Nord et de l’Est situées dans les zones d’insécurité, via du soutien financier et de l’achat de fourrage : 35 mini-laiteries sont identifiées dans ces régions. Certaines ont dû se résoudre à fermer et dans la seule région du Sahel 9 d’entre elles accusent des pertes de chiffre d’affaires de plus de 70%.

L’UMPL-B : relever les multiples défis autour de la filière lait.

Concernant les politiques face au lait en poudre
La situation est aujourd’hui très tendue avec, en Europe, le renouveau des politiques d’aides aux filières dans la nouvelle PAC, mais aussi, en raison de l’impact de la COVID qui a eu comme effet de reconstituer des stocks et qui donc présente le risque d’une relance des exportations de lait en poudre vers les pays du Sud.
– Concernant la production de lait face au problème de la saisonnalité : en gros les quantités de lait produites varient souvent beaucoup entre saison humide et saison sèche (surtout en seconde partie de saison sèche quand les troupeaux souffrent de pénuries diverses en eau et fourrage). Cependant un fourrage de qualité en saison sèche pourrait palier à ce problème.
–  Concernant les consommateurs face aux mentalités car le consommateur potentiel reste souvent méfiant vis-à-vis des produits locaux

Les principaux partenaires de l’UMPL-B

Ses partenaires extérieurs :
Fairebel et Fairefrance sont les principaux soutiens de la marque Fairefaso. Oxfam Belgique (depuis 2009), AFDI depuis 2014, et ABADAS (Association Bretonne d’Aide Directe à l’Afrique Subsaharienne).
Voir : Le programme de la visite en France de Yacouba Barry, coordinateur de l’UMPL-B, reçu par ABADAS
Au plan national
Le SEDELAN (Service d’Edition en Langue Nationale) qui a permis la duplication des documents de formation en langue locale.  La PASMEP (Plateforme d’Action à la Sécurisation des Ménages Pastoraux) qui apporte son appui sur les questions de gouvernance organisationnelle des agropasteurs et d’alimentation du bétail. Le ministère des Ressources Animales et Halieutiques qui apporte son concours pour les actions de formation en production animale.
UMPL/B est membre de la CPF (Confédération Paysanne du Faso) et du RBM (Réseau Billital Maroobé). Ces deux organisations l’appuient dans le plaidoyer et le lobbying.
Financements : Soutien extérieur : Oxfam, AFDI, FaireCoop, Fairefrance, la Fondation de France.

CONTACTS ET LIENS

Adama Ibrahim Diallo, président
Yacouba Barry, coordonnateur
Adresse postale : 07 BP 5794 Ouagadougou 07 Burkina Faso
Tel : (226) 25 35 03 35
Page facebook : UMPLB
Mail : minilaiteries@gmail.com

Voir aussi nos autres articles :
–   Fairefaso – Lait équitable au Burkina Faso
–   Défendre le lait local : des campagnes pour sensibiliser et pour comprendre
–   Le SEDELAN (Service d’Édition en Langues Nationales) pionnier de la défense du lait local au Burkina
–   L’APESS (Association pour la Promotion de l’Élevage au Sahel et en Savane)
–   RBM (Réseau Billital Maroobé)