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Agroécologie Afrique de l’Ouest
Togo

APAF – Togo

Association pour la Promotion des Arbres Fertilitaires, de l’agroforesterie et la foresterie

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Le premier projet agroforestier de l’APAF existe depuis 1992 dans la partie Sud-Ouest du Togo, d’une superficie de 3 312 km2 dans la région des Plateaux, est constituée en moyenne de 70% de surface forestière dans son ensemble et est caractérisée par un relief relativement marqué par rapport aux zones environnantes.
Depuis ils  ont fait des émules non seulement dans les pays de forêt Côte d’Ivoire, Bénin et Cameroun  mais aussi dans les pays sahéliens, au Burkina Faso, au Sénégal et au Mali.
Voir sur notre site BurkinaDoc de Mil’Ecole les articles  APAF-Burkina Faso et APAF-Côte d’Ivoire

La méthode de l’APAF
Associer des arbres fertilitaires et des arbres forestiers avec les cultures,
en particulier dans les zones café/cacao.

Ces arbres fertilitaires ne sont pas là uniquement pour faire de l’ombre, ils fertilisent durablement les cultures associées (caféiers, cacaoyers, bananiers, ignames, taros et autres productions). Ces techniques agoécologiques de champs multi-étages permettent de cultiver les cacaoyers sans apports d’engrais ni chimiques ni organiques.
Cette technique ancestrale que l’APAF a analysée et réactualisée, avant de la proposer aux paysans africains, permet à ceux-ci de cultiver, sans apport d’intrant externe, et de produire du bois d’œuvre et de chauffe sur les mêmes parcelles de terre, année après année, de génération en génération de paysans, ceci tout en reboisant les terroirs de leurs villages. Des producteurs de cacao ont maintenant des rendements qui atteignent une fourchette de 800kg à 1200kg, certains atteignent même 1500kg de cacao bio l’hectare.
Voir sur le site de l’APAF : L’intérêt pour les cacaoyers et aussi : Présentation de l’APAF et de sa recherche sur les arbres fertilitaires

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Les arbres fertilitaires

Les arbres fertilitaires sont principalement issus de la famille des légumineuses et plus précisément de la sous-famille des Mimosacaea : Exemples : les Albizias stipulata (ou chinensis), lebbeck, zygia, adianthifolia, ferruginea, chevalieri…, Albizia saman (ou Samanea saman, arbre à pluie), Acacia albida (ou Faidherbia albida), Leucena leucocephala…et encore le Gliricidia sepium de la famille des Fabaceae, originaire d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale.

Historique

–   1992-1997. Cette phase pilote a été consacrée essentiellement à l’identification des arbres fertilitaires du milieu par enquête auprès de vieux paysans et observation naturaliste, la mise au point pratique des techniques agroforestières et le développement de la méthodologie d‘intervention dans les villages. 40 villages ont bénéficié de l’action.
–   1997-2000, dans le sud-ouest du Togo » plus de 7.000 paysans ont adopté l’agroforesterie dans 180 villages suivis par l’APAF.
–   1999-2001, un projet APAF, PAFVI-Togo (Programme d’Appui aux initiatives d’agroforesterie et de Foresterie Villageoise dans le Sud Ouest du Togo) destiné à 56 villages de la région de Wawa (préfecture Badou) – Akebou (préfecture Kougnohou) pour la mise en place de 2000 champs agroforestiers.
–   2001-2004, Élargissement du projet PAVDI Togo. Il a occupé 57 salariés. 29 851 champs agroforestiers d’une superficie moyenne de 1,5 ha et 2 907 forêts ont été mis en place dans 537 villages. (cf. rapport final des activités du PAFVI de décembre 2004).

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En septembre 2015, une délégation des APAF a été invitée chez Pierre Rabhi, en Ardèche, Pierre Rabhi est en effet très intéressé par les techniques d’agroforesterie africaines ancestrales réactualisées par l’APAF. C’est ainsi qu’une collaboration pérenne a vu le jour.

Deux témoignages et un reportage vidéo

Témoignage du président de l’ATPB (l’Association Togolaise des Producteurs Biologiques) qui a bénéficié du PAFVI (Programme d’Appui aux initiatives d’agroforesterie et de Foresterie Villageoise dans le Sud Ouest du Togo) :
« Au nom des paysans ayant bénéficié du Programme d’Appui aux initiatives d’agroforesterie et de Foresterie Villageoise dans le Sud Ouest du Togo (PAFVI) et réunis au sein de l’Association Togolaise des Producteurs Biologiques (ATPB), nous tenons à porter à votre connaissance les bénéfices pour les populations locales qu’a apporté l’action de ce programme de terrain.
« Nous, paysans bénéficiaires de ce premier programme PAFVI sommes majoritairement des producteurs de café et de cacao mais aussi, de palmier à huile, de fruitiers. L’expérimentation agroforestière de terrain nous a permis d’améliorer également la culture de riz, de coton, des vivriers tels que le maïs, le mil et l’igname, de légumes aussi bien que les épices comme le poivrier »…
La mise en œuvre du projet a favorisé l’installation de nouveaux champs de café et de cacao parce qu’avec l’agroforesterie et l’utilisation de pesticides botaniques les charges de production diminuent. Les jeunes citadins reviennent au village pour la culture de nouveaux champs ayant constaté l’amélioration des conditions de vie des paysans agroforestiers.

APAF Togo – Mission Fondation Yves Rocher au Togo – Vidéo, 2018
Reportage  de Jean Philippe Beau-Douezy : Jacques Rocher avec LOGAN Kwami, Directeur exécutif d’APAF-Togo

Egrainage des semences d'Albizzia Stipulata 2015-2016 APAF-TOGO
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Togo, les jardiniers de la forêt, reportage autour de Kpalimé, d’Axelle de Russé
–   pour Yves Rocher
–   par Ouest-France
“J’ai suivi le travail des paysans qui replantent différentes essences d’arbres fertilitaires dans les champs de la région de Kpalimé (Togo) sous l’égide de l’ONG APAF. Ces arbres fixent l’azote dans les feuilles et les racines et régénèrent ainsi la terre. Ils permettent un retour à une culture traditionnelle et vivrière et sans intrants chimiques. Celle-ci assure une autonomie aux familles”.
A Agotimé Koumasi, cette famille soutenue par l’APAF et la Fondation Yves Rocher. Ami et ses trois filles plantent des arbres fertilitaires dans un champ de maïs. Il faut une vingtaine d’arbres fertilitaires par ha pour permettre d’obtenir une terre riche. Trois ans sont nécessaires avant que les lopins de terre soient fertiles.
Le directeur de l’ONG se rend dans les villages pour convaincre les personnes de participer au programme. Les pépinières sont tenues notamment par les femmes, lesquelles n’hésitent pas à faire une heure de marche pour atteindre les champs.

Deux (02) évaluations du programme PAFVI Togo

1 – Extraits de l’évaluation du PAFVI Togo
État des lieux et évaluation de l’efficacité et efficience de 2001 à 2004.
En définitive, sur la base des estimations, les activités du PAFVI peuvent être résumées à
l’encadrement de 9316 planteurs qui ont exploité 9451 parcelles couvrant une superficie de 10181 ha réparties de la manière suivante : Tsévié 1096 parcelles couvrant 973 ha,  Kpalimé 2792 parcelles ayant une superficie de 2412 ha dans 90 villages et Badou (Wawa) 5563 parcelles sur 6796 ha dans 92 villages.
– 24 703 champs agroforestiers mis en place ;
– 14 534 jeunes formés aux techniques de conduite des pépinières villageoises ;
– 5 128 733 plants produits toutes espèces confondues.
Reconstituer les forêts villageoises devant permettre la production des bois d’œuvre et de service :
– 1 839 ha de forêt mis en place dans 300 villages.
Régénérer les forêts naturelles grâce à la lutte contre les feux de brousse :
– 50 865 personnes sensibilisées et 14 500 jeunes formés pour la lutte contre les feux de brousse ;
– Actions de lutte contre les feux de brousse efficace dans 76,6 % des villages.

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 –  La méthode a également conduit l’ONG APAF à développer des activités sur l’agriculture biologique notamment la production de café et de cacao bio avec en perspectives la création d’un organisme de certification de produits biologiques.
Le programme a été, somme toute, efficace.
–   Impact sur les rendements
En définitive, il ressort qu’il y a eu une amélioration des rendements par l’application de la technologie PAFVI c’est-à-dire l’application de l’agroforesterie. Les accroissements de rendements observés dus à la technologie sont de 32% pour le maïs, 5% pour le cacao et 74% pour le café.
–   Impact humain
Le fort taux d’adoption observé chez les bénéficiaires et l’adoption constatée chez les non-bénéficiaires indiquent l’adaptation de la technologie aux possibilités tant économiques que techniques des producteurs ; ce qui rassure sur la viabilité de cette technologie dans la zone.
En marge ou à la suite du PAFVI, un nombre relativement important de chefs de ménage de la zone ont acquis une sensibilité écologique.
–   Remarque sur un arbre fertilitaire
Certaines espèces agroforestières comme Albizzia adianthifolia ont une grande contribution à l’amélioration de la qualité du sol, notamment le niveau de sa matière organique.

2 – Extrait du monitoring du PAFVI Togo par l’Union Européenne (juillet 2007)
La mobilisation des populations, leur formation et leur organisation pour la lutte contre les feux de brousse (Plus de 300 villages) ; l’appui à la création de l’Association Togolaise des Producteurs Biologiques (ATPB).

Ces arbres fertilitaires sont utiles pour les cultures forestières mais aussi dans les champs maraîchers ou vivriers. Dans cette vidéo, Claver Yaméogo de l’APAF-Burkina nous explique comment des arbres fertilitaires contribuent à régénérer durablement des sols, et permet des cultures maraichères ou vivrières sans aucun pesticide ni engrais.
Voir (en pdf) un gros dossier très intéressant réalisé par l’APAF-Sénégal sur : L’arbre fertilitaire au service d’un développement rural durable – 2019

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Voir  nos articles sur BurkinaDoc  :  APAF-Côte d’Ivoire    –    APAF-Burkina Faso     et    APAF-Benin
Et aussi :
–  Arbres fertilitaires et champs agroforestiers avec l’APAF
–  Arbres fertilitaires et culture multiétagée en zone forestière avec l’APAF
Et encore :
–  Arbres de brousse et sécurité alimentaire au Burkina Faso

CONTACTS ET LIENS
LOGAN Kwami, Directeur exécutif d’APAF-Togo
DOGBE Yawa Edzodzinam , directrice adjointe
Tel : (+228) 91 87 25 17
Mail : yaw.edzodzinam.dogbe@gmail.com
BANDAKPA Vicé, Assistante administrative et financière d’APAF-Togo
E-Mail : kbantakpa@ong-apaf.net
DOGBE Eric Conseiller Technique en Agroforesterie d’APAF-Togo
Site : Ong APAF
Page Facebook Ong APAF

Site : Ong APAF – Internationale
HUMBERT Pascal Président d’APAF-internationale
phumbert@ong-apaf.net
Tél : 00 33 (0)466 85 19 19
DEVRESSE Bruno, Directeur exécutif d’APAF-internationale
bdevresse@ong-apaf.net
Tél : 00 33 (0)466 65 04 46

Le Président de l’ATPB l’Association Togolaise des Producteurs Biologiques
200 BP 122
Atapakmé-Togo
E-Mail : opatpb@yahoo.fr

Pour voir nos articles dans BurkinaDoc de Mil’Ecole sur :
L’agroforesterie au Niger
 (zones de Zinder) :
–  Sahara Sahel Foods 
Développer des aliments commercialisables à partir de 20 arbres indigènes du Niger
–  Rewild.Earth 
Reverdir le Sahel nigérien avec des espèces locales forestière et alimentaires en semis-direct
–  Le semis-direct : méthode adaptée aux terres sableuses
Planter des arbres locaux au Sahel sans arrosage durant la saison sèche 
–  Arbres de brousse et sécurité alimentaire au Niger
Présentation de 20 arbres autochtones au potentiel nutritif

L’agroforesterie au Burkina Faso (dans les régions centrales) :
–  Arbres de brousse et sécurité alimentaire au Burkina Faso
Présentation de 20 arbres autochtones que les populations de ces régions utilisent pour se nourrir
–  Le puits racinaire : méthode adaptée aux terres latéritiques
Planter des arbres locaux au Sahel sans arrosage durant la saison sèche
–  Tiipalga
Des actions de mise en défens et de Régénération Naturelle Assistée (RNA)
–  L’APAF au Burkina Faso
Leur méthode est de développer la plantation d’arbres fertilisants locaux dans les champs cultivés
–  Arbres fertilitaires et champs agroforestiers avec l’APAF
Le choix des arbres fertilitaires locaux et leur implantation dans les champs cultivés
–  Le périmètre bocager au Sahel
Méthode agro-sylvo-pastorale d’aménagement des terres sahéliennes : basée sur des haies vives entourant les champs cultivés et des arbres dans l’axe des champs et le creusement de banca pour piéger l’eau de pluie

L’agroforesterie dans les régions forestière du sud de l’Afrique de l’Ouest
–  
APAF-Togo  –  APAF-Côte d’IvoireAPAF-Bénin
Développer les cultures en reconstituant la forêt dégradée
–  Arbres fertilitaires et culture multiétagée en zone forestière avec l’APAF
Méthode pour allier cultures et forêt

Voir aussi d’autres acteurs agroécologistes en Afrique de l’Ouest

Au Togo et aussi au Mali, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Niger, au Sénégal et au Ghana

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Mil’Ecole – Mars 2021